Le Service de la Protection des Végétaux (SPV) de la Réunion est un service de la Direction de l’Agriculture et de la Forêt (DAF). Les inspecteurs phytosanitaires du SPV sont chargés de contrôler les marchandises de nature végétale à leur arrivée par fret sur le sol réunionnais.
Guy Henri et Nathalie Cassam s’occupent des contrôles maritimes au poste d’inspection frontalier du Port ; Ronald Manikom et Emmanuel Robert des contrôles aériens au poste d’inspection frontalier de Gillot. Les contrôles phytosanitaires sont obligatoires et systématiques, ils permettent de vérifier que les végétaux ou produits végétaux frais ne transportent aucun organisme nuisible. Nous avons accompagné les inspecteurs de l’aérogare fret de Gillot sur leur lieu de travail pour suivre le déroulement d’un contrôle phytosanitaire : Il est 10h et tout le monde s’affaire dans l’aérogare fret de Gillot pour décharger les avions cargos. Les caristes déplacent et trient leurs cargaisons. Les douaniers procèdent à leurs vérifications. Dans son bureau situé à une centaine de mètres de l’aérogare, l’inspecteur phytosanitaire du SPV, Ronald Manikom, reçoit un appel d’un transitaire pour un contrôle de marchandise. Le badge au cou, il se rend d’un pas pressé dans la partie technique « du magasin » où il procède avec son collègue Emmanuel Robert à plus de 2500 contrôles phytosanitaires chaque année.
Après avoir enfilé sa blouse, il récupère les documents que lui transmet le transitaire à savoir le PVO4 (formulaire, qui signé par le SPV, autorisera l’entrée de la marchandise), le certificat phytosanitaire du pays d’origine (CPO) et la facture. C’est bon, aujourd’hui tout est en règle, pas d’interception, l’importateur pourra récupérer l’intégralité de sa marchandise dès que le document PV04, signé par l’inspecteur du SPV, sera remis au transitaire. Généralement 10% des contrôles débouchent sur une interception à cause de la présence d’organismes nuisibles. Dans ce cas, l’inspecteur prélève l’organisme ou les parties de la plante présentant des symptômes et envoie l’échantillon au laboratoire du SPV pour analyse. Si les résultats confirment la contamination de la marchandise, celle-ci est immédiatement transférée dans le chambre froide pour destruction par congélation à -20°C. En attendant les résultats de laboratoire ou lorsqu’ils arrivent le week-end, les végétaux frais sont stockés dans une chambre froide réservée à cet usage jusqu’à inspection. A la fin de chaque inspection, l’inspecteur phytosanitaire doit faire la saisie informatique de toutes les données relatives au contrôle. Une fois ce travail laborieux réalisé, il regagne son bureau en attendant un nouvel appel d’un transitaire. Outre les contrôles phytosanitaires, les inspecteurs sont également chargés de délivrer les permis d’importation qui sont obligatoires pour pouvoir importer des végétaux ou produits végétaux à la Réunion. La procédure réglementaire est à entreprendre auprès du Service de Protection des Végétaux (SPV) de la Réunion avant toute importation. |








