Ramasser et détruire les fruits piqués : mettre les fruits dans des sacs plastiques ou sous une bâche entreposés au soleil pendant quelques jours. La chaleur détruira les larves. A défaut, traiter les fruits au sol en pulvérisant un insecticide à base de diazinon (CHIMAC DIAZO, 120 ml / 100 l). Eviter la présence à proximité des cultures des plantes hôtes abritant des mouches des fruits : bringelliers (pour C. rosa), piments, tamariniers (pour C. capitata).
Un parasitoïde ovo-pupal (il pond dans les œufs et émerge de la pupe de son hôte) de mouches des fruits, Fopius arisanus, fait actuellement l’objet d’une tentative d’acclimatation à La Réunion, menée par le CIRAD. Il se développe préférentiellement sur B. zonata et, si l’acclimatation réussit, il devrait contribuer à entraîner une diminution des populations naturelles de cette espèce. * = utilisable aussi en jardins **=usage strictement professionnel
Autres informations et recommandations :
Le piégeage sexuel peut permettre de surveiller l’évolution des populations des différentes espèces de mouches. On peut utiliser un piège cylindrique en plastique (modèle « Addis ») muni de 4 ouvertures latérales circulaires. Le piège est appâté avec un diffuseur d’attractif sexuel attirant spécifiquement les mâles : trimedlure dans le cas des cératites, méthyl-eugénol pour B. zonata. Dans les vergers de basse et moyenne altitude, il est donc conseillé de disposer dans le verger au moins un piège de chaque type pour surveiller les deux genres de mouches. Avant l’arrivée de B. zonata, on utilisait un seuil d’intervention fixé à 25 mâles / piège / semaine. Dans l’attente d’un nouveau seuil tenant compte de la présence de la nouvelle espèce, on peut considérer dans un premier temps qu’il y a danger pour la culture lorsque la somme des captures dans les deux pièges (un au trimedlure, un au méthyl-eugénol) atteint 25 mouches / semaine. Dans les vergers situés au-dessus de 700 m, le piégeage sexuel peut se faire avec seulement le trimedlure.
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