Comme dans le cas de toutes les espèces de mouches ces fruits, la lutte contre Bactrocera invadens doit faire appel à un ensemble de méthodes complémentaires. Elle sera d’autant plus efficace qu’elle sera menée à une large échelle dans l’espace et le temps (« area-wide management »). La destruction / enfouissement des fruits tombés reste une méthode prophylactique indispensable susceptible de diminuer fortement le niveau des populations. L’utilisation de traitements correctifs à base de pyréthrinoïdes de synthèse peut être ponctuellement nécessaire lorsque des méthodes plus spécifiques ne permettent pas un contrôle suffisant des populations du ravageur. Un parasitoïde ovo-pupal, Fopius arisanus, d’origine asiatique, a montré en laboratoire une bonne efficacité sur Bactrocera invadens (résultats ICIPE). L’espèce, qui a récemment été acclimatée à la Réunion où elle un impact fort sur les populations de B. zonata, pourrait avec profit faire l’objet de tentatives d’acclimatation dans les pays contaminés par B. invadens. Le cortège d’ennemis naturels de la mouche peut par ailleurs faire l’objet de mesures de gestion de l’habitat visant à favoriser ces derniers. |








