La protection des cultures est une composante essentielle de l’agriculture. Il est indispensable de prévenir et de gérer l'infestation des cultures par les ravageurs de manière à stabiliser les productions et à en améliorer la rentabilité. Pour cela, les méthodes les plus utilisées actuellement sont :
L'impact négatif des pesticides est maintenant reconnu, lutter efficacement contre des ravageurs implique de considérer l'ensemble des paramètre d'un agrosystème en intégrant les cultures dans une gestion à long terme des ressources naturelles. Il existe des méthodes de lutte qui intègrent ces paramètres :
Ces moyens de lutte ne doivent pas être confondus avec les approches plus larges qui prennent en considération l'ensemble des pratiques agricoles dont l'une des composante est la protection des cultures :
La Protection Biologique Intégrée permet de préserver les cultures des ravageurs en privilégiant la lutte biologique. Lorsque ces moyens biologiques ne permettent pas de contrôler les ravageurs ou lorsque le coût devient trop important, des produits chimiques respectant les auxiliaires, natu...
Désormais, on sait que le respect du fonctionnement des écosystèmes, impliquant la préservation de la biodiversité, est la clé d’une intégration durable de l’agriculture dans une gestion à long terme des ressources naturelles. L’agroécologie, qui étudie les interactions entre plantes, animaux, homme et environnement à l’intérieur des agroécosystèmes, repose sur ce principe et trouve sa place dans une approche systémique de l’agriculture.
L'industrie agroalimentaire exerce une forte pression sur les ressources terrestres. L'utilisation de pesticides pour prévenir et stopper le développement des maladies et des ravageurs des cultures doit être surveillée et minimisée au profit de méthodes moins nocives pour l'environnement. C'est l'objectif premier de l'agriculture raisonnée.
La production intégrée est définie par l’Organisation internationale de lutte biologique et intégrée contre les ennemis des cultures et des forêts (OILB) comme étant un système de production d’aliments et des autres produits de haute qualité qui utilise des ressources et des mécanismes de régulation naturels pour remplacer des apports dommageables à l’environnement et qui assure à long terme une agriculture viable (OILB/SROP, 1993).
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