Les solanacées maraîchères tiennent une place très importante dans l’alimentation traditionnelle des pays de la zone océan Indien. La tomate, en particulier, possède de hautes qualités nutritionnelles, et sa culture est à favoriser pour maintenir l’équilibre alimentaire et la santé des populations.
Les échanges commerciaux, fréquents entre ces îles, requièrent une vigilance particulière pour éviter la prolifération d’organismes nuisibles susceptibles d’entraîner des dégâts sur cette culture. Dans le cadre du volet « Contrôle de la qualité du matériel végétal » du Programme Régional de Protection des Végétaux (PRPV), l'équipe "Multiplex" travaille sur la mise au point d’un nouvel outil de diagnostic dans les laboratoires du Pôle de Protection des Plantes (3P) du CIRAD (Réunion) et ceux du MSIRI (Maurice).
Après une recherche bibliographique sur les outils de diagnostic existants, Azali Abdou Hamza, sous la direction de la phytopathologiste Isabelle Soustrade, a procédé à une première sélection de méthodes avec pour critères : sensibilité, spécificité et coûts. Les choix ont porté sur les amorces PCR, l’échantillonnage, les méthodes de broyage et d’extraction. Après la mise en place des tests en laboratoire, il a procédé aux tests in planta qui se sont montrés à la hauteur de leurs espérances. En effet, les trois pathogènes ont pu être détectés en même temps grâce aux méthodes sélectionnées. Les tests se poursuivent actuellement en laboratoire avec les autres membres de l'équipe. Reste à perfectionner l’outil et à en diminuer les coûts d’utilisation pour les pays de la région. Après avoir effectué un stage de 6 mois sur la multiplex, le comorien Azali Abdou Hamza, a entamé en octobre 2006 une thèse sous la direction du chercheur Olivier Pruvost (CIRAD). Basé au Pôle de Protection des Plantes du CIRAD il étudie la « Diversité et le diagnostic des Xanthomonas spp. associés à la gale bactérienne de la tomate et des Capsicum spp. (piment, poivron) dans l’Océan Indien".
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